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Le mois du dépistage du cancer colorectal

LE CANCER COLORECTAL :

Le cancer colorectal est un problème de santé publique important dans tous les pays occidentaux et touche de nombreuses personnes dont la plupart n’avait aucun facteur de risque. En France, 42 000 cas surviennent chaque année et 18 000 personnes, soit un peu moins de la moitié, décèdent de ce cancer.

Il existe 5 fois plus de décès chaque année liés à ce cancer qu’aux accidents de la route ; ce sont 50 décès par jour ou 350 par semaine. Dans notre pays, on diagnostique 115 cancers colorectaux par jour.

Le cancer colorectal est le 2ème cancer de la femme après le cancer du sein en fréquence et le 3ème cancer de l’homme après les cancers du poumon et de la prostate. Néanmoins, ces cancers sont tout de même un peu plus fréquents chez les hommes.

 

COMMENT SE DEVELOPPE LE CANCER COLORECTAL ?

Le cancer colorectal se développe dans la presque totalité des cas à partir d’un polype qui correspond à un adénome (prolifération des glandes de la paroi du côlon). Le cancer colorectal est un adénocarcinome, c’est un adénome qui se transforme en adénocarcinome.

Ce processus est long ; on estime qu’un adénome met en moyenne 8 ans pour se transformer en cancer. Avec le temps, un polype qui était bénin voit apparaître en son sein un petit foyer de cancer qui envahit progressivement la totalité du polype puis la paroi du côlon, puis le vaisseau contenu dans cette paroi.

Ainsi, les cellules cancéreuses qui se développent passent dans les voies sanguines et lymphatiques, envahissent les ganglions, et diffusent dans la circulation sanguine pour donner des métastases qui sont principalement, pour ce cancer, situées au niveau du foie et du poumon.

Pour plus d’informations sur le cancer colorectal et son dépistage sur le site de la Société Française d’Endoscopie Digestive

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QUI EST A RISQUE ?

Tout le monde est à risque. 2/3 des cancers surviennent chez des patients qui ne sont pas considérés comme à risque élevé (ce qu’on appelle le risque moyen, qui est le risque de chacun). On distingue habituellement trois niveaux de risque, qui sont toutefois arbitraires :

  • le risque très élevé, qui correspond à des syndromes génétiques
  • le risque dit élevé : les patients présentant une maladie inflammatoire chronique de l’intestin ; les patients à qui on a déjà retiré un polype adénomateux du côlon ou qui ont été traités pour un cancer colorectal et opéré ; les patients qui présentent un antécédent de cancer colorectal dans leur famille au 1er degré (frères et sœurs, enfants, parents) ; les personnes présentant 2 ou plusieurs antécédents de cancer colorectaux dans leur famille du 2ème ou du 3ème degré ; les patients présentant un antécédent au 1er degré d’adénome colique (polype).
  • Le risque moyen, qui est le risque de tout le monde. 80 % de ces cancers se développent chez des personnes à risque moyen, c’est donc la majorité des cas.

Ces dernières années, on a identifié des facteurs de risque dits environnementaux qui ne sont pas liés à la génétique et qui jouent un rôle également dans le développement du cancer. Ces facteurs sont les suivants :

  • l’âge (le risque de cancer augmente toute la vie avec l’âge, surtout après 80 ou 85 ans) ;
  • le sexe ; l’homme est plus exposé que la femme ;
  • la consommation d’alcool et de tabac ;
  • la consommation riche en viande rouge et en charcuterie ;
  • la consommation faible en fibre ;
  • la consommation pauvre en calcium ;
  • la sédentarité (faible activité physique) ;
  • la surcharge pondérale ;
  • le diabète.

POURQUOI DEPISTER ?

Le dépistage du cancer colorectal a été mis en œuvre dans la plupart des pays développés qui en ont les moyens pour les raisons suivantes :

  1. c’est un cancer fréquent, qui touche beaucoup de monde et qui représente un coût important pour la société sur le plan humain et sur le plan économique ;
  2. c’est un cancer accessible au dépistage par un test simple, qui permet de rechercher la présence de sang occulte dans les selles (occulte = sang non visible à l’œil nu) ;
  3. c’est un cancer évitable, car la coloscopie qui permet de retirer les lésions pré-cancéreuses que sont les polypes réduit considérablement le risque de développer un cancer colorectal ;
  4. c’est un cancer qui se guérit très facilement lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, qui est plus fréquent pour les cancers qui ont été justement dépistés ;
  5. c’est un cancer qui se développe lentement sans donner de symptôme inquiétant pendant une bonne partie de son développement. Les symptômes apparaissent dont tardivement et les traitements sont alors longs, compliqués, coûteux avec des résultats en termes de survie qui ne sont pas garantis.

COMMENT DEPISTER ?

Il y a deux méthodes de dépistage principales :

  • la recherche de sang occulte dans les selles (test immunologique de recherche de sang dans les selles ou FIT
  • La coloscopie permet également de dépister les cancers colorectaux. Elle examine l’ensemble du côlon, elle fait le diagnostic de la totalité des cancers mais également des polypes et en permet l’exérèse.

PEUT-ON EVITER UN CANCER COLORECTAL ?

Oui. Parmi les cancers, le cancer colorectal est sans doute le cancer le plus évitable de tous. La polypectomie (exérèse des polypes lors d’une coloscopie) est un acte de prévention majeur très efficace qui permet de retirer les lésions pré-cancéreuses et ainsi de prévenir l’apparition du cancer.

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